Collodion Humide

Ces deux collodions humides sur plaques de verre ont été réalisés lors d'un superbe stage de Vera Eikona à L’Atelier d’en face Studio.


Le collodion humide est un procédé photographique attribué à l’Anglais Frederick Scott Archer en 1851. En réalité, le procédé était déjà connu dès 1850 par le Français Gustave Le Gray. Celui-ci fut le premier à remplacer l’albumine par le collodion pour fixer l’émulsion sur le verre.

Le collodion est un nitrate de cellulose dissous dans un mélange d’alcool et d’éther que l’on étend sur une plaque de verre. Quand ce mélange sirupeux commence à se figer sur le verre, on plonge la plaque dans un bain de nitrate d’argent pour la sensibiliser, les sels contenus dans la pellicule sont ainsi transformés en halogénure d’argent sensible à la lumière. On égoutte alors la plaque, on la transfère dans un châssis étanche à la lumière. Toutes ces opérations se font en chambre noire. On peut alors faire une prise de vue avec la chambre photographique. La plaque doit ensuite être immédiatement développée en chambre éclairée en lumière rouge clair (le nitrate d’argent étant insensible à la lumière rouge) avec de l’acide gallique ou du sulfate de fer puis fixée au thiosulfate de sodium ou au cyanure de potassium.

Materiel

Chambre photographique Lerouge
Collodion humide sur plaque de verre

Prise de vue

Décembre 2019
L’Atelier d’en face Studio

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